[Nouvelle]Une métaphore de l'état.

Mr-Blonde Message lu Posté le 16 Août 2008 à 17:37 Bulle
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Salut salut,
Je me remet en ce moment à l'écriture, voici donc un texte, mon préféré à ce jour en faites, que j'adapterai en court métrage quand j'en aurai les moyens...

Une métaphore de l'état.


J'ouvre petit à petit les yeux.
Je parviens à dégager quelques déchets qui recouvraient mon corps.
Après plusieurs essais, je parviens à me hisser sur mes deux jambes
Depuis combien de temps je dort parmi les poubelles, je n'en sais rien.
Pourquoi ? Aucune idée.
Une montre me serre le poignet, j'essaye de regarder l'heure, après avoir constaté que les aiguilles tournaient à l'envers j'abandonne cette idée.
Le ciel et noir, il pleut, quelques éclairs et du tonnerre.
Il doit être entre 23 Heures et Minuit.
L'étroite ruelle est jonchée de déchets et c'est au bout d'une première promenade de quelques mètres que je perçoit l'enseigne clignotante d'un bar... le Joey's Bar.
Je décide d'entrer dans les lieux.
Un tapis usé et déchiré recouvre le quart de la pièce alors que le reste du sol laisse entrevoir un parquet humide et grinçant.
Au fond de cette salle, après des tables et chaises de jardin, je vois un groom plongé dans ses registres.
Le nez crochu, les cheveux blancs et les sourcils d'un noir digne d'un crayon maquillant bon marché.
Je m'approche de lui, il ne prète pas attention à moi, j'attends un peu, pas de signe de vie.
Je fouille mes poches et en ressort un billet de 5 dollars.
"Bienvenue au Joey's Hotel !, s'exclame alors le groom tout droit sortie d'un coma monétaire.
-Bonjour...enfin, bonne nuit... hem.
-Vous désirez ?
-Hem... l'enseigne indique le Joey's Bar et...
-Nous avons changés d'orientation commerciale depuis 26 ans déjà, mais l'achat d'une nouvelle enseigne aurait été trop coûteux, nous avons préféré investir dans des besoins plus évidents. Autre chose ?
-Je ne voulais pas vous vexer...
-Mais vous ne l'avez pas fait, je vous rassure tout de suite !
-Je tombe de sommeil, auriez-vous une chambre disponible ?
-Biensûr, 2,50 dollars la nuit !"
Je lui tend alors le billet de 5 dollars que j'avais sortit un peu plus tôt, il me rend 4,50 dollars, je suis trop fatigué pour me rendre compte de ce bénéfice et monte tout de suite à l'étage pour me reposer.
"-Monsieur ! Vous oubliez votre clé ! Me rappel le groom.
-Ah... merci.
-Chambre 2 !
Je part alors pour ma chambre mais me retourne sans tarder,
-Excusez-moi, auriez-vous l'heure ?
-Je suis désolé, notre horloge est en panne."
Un peu déçu, je me rend dans ma chambre.
Je découvre avec surprise une chambe en plutôt bonne êtat, une blatte dans l'évier mais rien de bien méchant par rapport au hall de l'hotel.
Très vite l'odeur des déchets dans lesquels je dormait reprent le pas et je ne tarde pas à me résoudre à prendre une douche.
Je me déshabille et presse l'unique bouton qui se dresse devant moi.
Un jet d'eau me surprend. Glacial. Je tombe par terre et me fracasse la crâne contre la baignoire.
Mon corps tout entier frisonne et je n'arrive pas à me battre contre la douleur, malheureusement pour moi, je suis épuisé et ne parviens pas à me relever.
Il faudra attendre que la douche s'arrête toute seule pour que, quelques minutes plus tard, je me remette de cette montée d'adrénaline et m'installe sur le canapé qui me servira de lit.
Je fais les poches de mon pantalon, la monnaie du groom, c'est tout.
Les poches de mon imperméable, une boite d'allumettes portant l'adresse d'un garage automobile. Je m'y rendrait demain.
Pour l'heure, je vais m'endormir et récupérer de cette remise en marche brutale.
Je me réveille, seul, il fait encore nuit, je ne sais pas si un jour ou une heure s'est écoulée mais je vais quand même me lever.
Je me passe un bref filet d'eau, m'habille et descend dans le hall pour surprendre le groom avec le dernier Playboy dans une main, et l'autre visiblement en exercice.
Je fais comme si je n'avais rien vu et sort de l'hôtel discrètement.
Cette fois il fait très beau pour une nuit, presque chaud, l'air est agréable.
Avec mes 4,50 dollars je décide de trouver un taxi qui puisse m'emmener dans ce garage.
J'en trouve un par chance, il me dit que j'en aurai pour une trentaine de dollars, je monte tout de même.
Une fois arrivé je me barre en courant, le chauffeur est gros, en mauvaise santé et ne peut me suivre.
Je retourne alors devant le garage, qu'est-ce que je vais faire ? Je n'en sais rien du tout, et je n'ai pas envie de m'inventer une histoire.
Je rentre dans la petite salle du mécano principal et, coup de chance, il s'exclame :
"Ewen Peterson !
-B... bonjour...?
-Ca fait bien deux semaines qu'on t'a pas vu ! Il va falloir penser à régler ta dette mon vieux !
-Hein ? Dépassé par la situation.
-Ne fais pas l'innocent mon petit, tu as encore 80 dollars à me rembourser, ça fait bien 2 jours de travaux intensifs ça ! Enfile cette salopette et au travail, tu es seul dans l'atelier tu peux commencer par ce que tu veux !"
Il faisait nuit, une nuit chaude, j'étais un peu perdu, je l'avoue.
Sans réfléchir, j'enfile le bleu de travail, prend la casse à outils qu'il me tend, et... reste planté là.
Je ne sais pas quoi faire, et surtout, pourquoi le faire.
Le mecano m'attrape par le col et m'approche vers lui, les muscles saillants et le poil brillant.
"Ok mon petit, j'ai beaucoup perdu avec toi, alors tu vas me rembourser le moindre cents !"
Il me jette par terre et je me fracasse le crâne contre le bêton.
Mais cette fois-ci, je ne tarde pas à me relever. Et à me diriger vers un véhicule.
Il fait nuit, chaud, et les lampadaires que je vois derrière la grand porte de garage ouverte illuminent faiblement la rue.
Je suis devant un cadavre de Mustang, j'ouvre la caisse, prend une clef à molette, et.
Et, je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas où je suis, quand je suis, qui je suis, pourquoi je suit, qu'est-ce que je fais et qu'est-ce que je devrait faire...
Pris de colère devant tant d'interrogations, mon "arme" à la main, je décide de rendre visite au mécano.
Il est devant moi, se retourne après m'avoir remarqué, attend un geste ou une parole...
"Et ben, qu'est-ce't'attend ?! M'ordonne t-il.
-Je... euh...
-Quoi ?!
-Euh... auriez-vous l'heure ? Demandai-je bêtement.
-Quoi ? Non on à pas l'heure, allez barre toi et va bosser !"
Je ne comprend pas, vraiment pas.
Peut être que je devrai aller travailler, mais je ne pige rien aux bagnoles, je devrai me barrer, il me rattraperai tout de suite...
Je subit toute cette histoire depuis le début...
L'heure du jugement a sonné, le marteau du juge, de la justice, s'abat sur la nuque du mécano.
Et, à plusieurs reprises, par de nombreux coups, violents, lui brisent le crâne.
Mais le juge n'entend plus rien, il n'entend pas les cris de sa victime.
Il ne voit pas non plus les lumières des immeubles s'allumer, les silhouettes de ses occupants en train d'appeler la police et d'éloigner leurs innocents et naïfs enfants de la fenêtre.
La sirène d'une voiture de patrouille retentir et deux policiers en sortir, braquant leurs armes sur... moi.
Je n'ai rien entendu, rien vu de tout ça.
Peu importe l'heure qu'il est.
C'est l'heure de mourir.
Toujours autant de questions sans réponse.
Toujours autant perdu.
Toujours mort.
Mais ça va.

Ndlr : N'oubliez pas le titre ;)
shûji Message lu Posté le 16 Août 2008 à 17:55 Bulle
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pourquoi est il dans cet état, euh, métaphorique? XD
mfin moi je m'attend a une suite mais la fin ne le permet pas
ou alors y'a un sens profond, mais faut s'y concentrer u_u
Mr-Blonde Message lu Posté le 16 Août 2008 à 18:00 Bulle
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Une métaphore de l'état, comme l'état de Belgique par exemple :smile:
Pas de suite possible, c'est une nouvelle, et si t'a bien saisit le texte c'est quelque chose de rythmé et de paumé :love:
Un sens profond ?
Ben tu prend le texte à la lettre et t'essaye d'y voir une métaphore de l'état, et pis voila.
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